2010 : Odyssée calvinienne
De son vivant, Calvin a entretenu une correspondance impressionnante (des milliers de lettres) avec des interlocuteurs de toute l’Europe, ecclésiastiques et politiques. Il interpelle aussi bien un bourgeois genevois qu’un roi de France.
Sous son impulsion, tandis que son écriture assidue contribue à forger la langue française, le calvinisme prend de l’ampleur et s’exporte à Londres, Heidelberg, en Écosse ou aux Pays-Bas. Il constitue une démarche originale qui ne se confond ni avec le luthéranisme, ni avec l’anabaptisme, encore moins avec le catholicisme.
Un regard rétrospectif sur la Réforme ne peut que s’étonner de la diversité des mouvements et des figures marquantes auxquels elle aura donné lieu : la Croix-Rouge, le Conseil œcuménique des Églises, la Communauté de Taizé, l’Alliance Réformée Mondiale ; Albert Schweitzer, Karl Barth, Willem Visser’t Hooft, Martin Luther King, Théodore Monod, Dorothee Sölle, Elizabeth et Jürgen Moltamnn, Jacques Ellul, Paul Ricœur, Ofelia Ortega, Michel Rocard, Lytta Basset et tant d’autres hommes et femmes qui relisent l’Evangile au contact de la modernité…